« Hortensia tropical », tel est parfois le nom usuel donné au Dombeya, un superbe petit arbre que j’ai eu le plaisir de voir en Février au Sud du Portugal, à Tavira, où il est présent en plusieurs endroits de la ville.
Je ne l’ai pas identifié très vite et pourtant peut-être trop vite quand même, car il est possible qu’il ne s’agisse pas de l’espèce type Dombeya wallichii. En effet en faisant ces recherches j’ai trouvé qu’il existait un hybride Dombeya x cayeuxii, créé par Cayeux en 1895 au jardin botanique de Lisbonne (donc pas loin de Tavira !) et cet hybride semble plus répandu dans les jardins que le D.wallichii d’abord arrivé en culture en Europe vers 1800. N’ayant plus la plante sous les yeux, je regrette évidemment de ne pas avoir suffisamment observé certains détails comme par exemple la présence ou non de bractées vertes enveloppant l’ombelle ainsi que de stipules assez conséquentes au contact de la tige avec le pédoncule floral; ces deux détails semblent très probants pour identifier D.wallichii comme on peut le voir sur cette illustration de 1823 issue du Botanical register.
Dombeya wallichii (Lindl.) K.Schum, qui est originaire de l’Est de Madagascar où il est en danger d’extinction dans ses stations naturelles, a donc été croisé avec une espèce d’Afrique australe, Dombeya burgessiae Gerard ex Harv., dont je vous montre ci-dessous une illustration d’un célèbre dessinateur de botanique, Walter Hood Fitch, qui produisit une quantité de planches pour le Curtis’s Botanical Magazine.

J’ai ajouté un détail qui permet de mieux voir comment ces fleurs de Dombeya sont particulières avec sortant du cœur de la corolle un tube staminal où alternent des vraies étamines (par trois) et cinq staminodes pétaloïdes plus longues. Le tube encercle un pistil assez long avec les 5 filets décoratifs en boucle de son stigmate.


J’ai trouvé aussi ci-contre, une illustration de l’hybride de 1954, où il est nommé Dombeya cayeuxii André, je trouve néanmoins que mes photos montrent un dombeya d’un rose plus vif et plus fourni en fleurs, des critères qu’on trouve moins chez l’hybride !
Une autre propriété commune au genre Dombeya est la marcescence des pétales : ils ne tombent pas mais roussissent et persistent dans l’ombelle. Les feuilles sont souvent poilues avec des poils simples, glandulaires et même étoilés.
A la Réunion, il existe actuellement 7 espèces de Dombeya endémiques des Mascareignes, dont le Mahot rouge, Dombeya reclinata, qui est endémique ; je n’ai vu malheureusement que le feuillage de ce Mahot rouge qui était bien velu roussâtre et couvert de poils étoilés.
Vous pouvez consulter ce site réunionnais si vous le désirez :
/image%2F0952523%2F20191123%2Fob_94303f_anemone-ranunculoides.jpg)











