En ce mois de Juin, les insectes bien que devenus moins nombreux depuis quelques années m’ont tout de même offert quelques beaux clichés au hasard de mes rencontres sur le terrain, à condition toutefois qu’ils se tiennent un peu tranquilles ce qui limite les espèces qui me sont accessibles !
Le Grand Fourmilion (Palpares libelluloides) est une espèce spectaculaire par sa taille, l'imago possède une envergure de 10 à 12 cm et son vol est assez embarrassé, il n’a pas du tout la vivacité d’une libellule. On ne dirait pas, le voyant ainsi avec sa beauté fragile, que sa larve est redoutable : à l’affût au fond d’un petit entonnoir en sable, elle dévore les insectes qui y chutent.
Mon morceau de bravoure, c’est un superbe Ascalaphe ambré (Libelloides longicornis) pendu sur une petite graminée typique du Midi, l’Egilope ovale (Aegilops geniculatus). Lui, vole avec beaucoup de vivacité mais il lui faut un rayon de soleil pour se motiver et il passe parfois de longs moments au repos les ailes repliées en toit où parfois étalées, ce qui ne manque pas de nous émerveiller.

Ces deux premiers insectes font partie de la famille des Névroptères, mais passons maintenant à la famille des Orthoptères !
Sur le Carthame laineux (Carthamus lanatus), qui est plus piquant que laineux, j’ai pu admirer un gros orthoptère qu’il n’est pas rare de rencontrer et surtout d’observer et photographier à loisir car il reste très immobile, une façon comme une autre de passer inaperçu. C’est l’Ephippigère des vignes (Ephippiger diurnus). La présence du sabre ou tarière qui lui permet de percer des tiges pour y déposer ses œufs, montre qu’il s’agit d’une femelle.
La Decticelle splendide (Eupholidoptera chabrieri) rencontrée dans les gorges de la Ligne, bien que deux fois plus petite, mérite son nom, ne trouvez-vous pas ? Elle ne peut pas voler car ses ailes sont réduites à deux petites écailles tout comme l’Ephippigère, mais elle saute bien. Celui-ci est un mâle qui ne possède donc pas d’oviscapte (c’est le sabre).
Et puis les Papillons bien sûr, sont plus difficiles à prendre en photo mais j’ai pu avec bonheur en surprendre quelques-uns. Certaines petites espèces restent en groupes comme par exemple ces petits papillons bleus qu’il n’est pas rare d’observer au sol sur le pourtour humide des mares. Je ne saurais donner un nom plus précis car tous ces petits Argus se ressemblent beaucoup.
Des Argus au sol près d'une mare. Selon le commentaire de Muriel: " les 2 premiers sont a priori les mâles de l'Azuré commun et de l'Azuré de l'oxytropide, celui qui a les ailes ouvertes semble être le mâle de l'Azuré d'Escher et le plus à droite une femelle de l'Argus de l'hélianthème".
Je ne serai guère plus précise pour ceux-ci : se nourrissant sur l’Origan (Origanum vulgare) mais ce sont à coup sûr des Théclas en nombre, dont les ailes s’illuminent au soleil de reflets cuivrés.
Facile à admirer quand il est occupé à pomper du nectar avec sa trompe, le Demi-deuil (Melanargia galathea) est une espèce très commune partout en France mais dans le Midi, posé sur la Centaurée pectinée (Centaurea pectinata) rose ou encore sur la Centaurée du Solstice (Centaurea solsticialis) d’un jaune éclatant, il crée un tableau séduisant.


Un grand papillon aux ailes sombres traversées d’une large bande blanche vole partout en Ardèche : le Silène (Brintesia circe). Deux individus ont posé tranquillement le temps d’un accouplement, autant dire qu’ils ne faisaient guère attention à moi et j’ai pu en profiter !
A bientôt toujours en Ardèche!
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